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2016 : Chronique des associations de tunisien(ne)s en France (1)

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2016 : Chronique des associations de tunisien(ne)s en France

Cette chronique n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustive tant le sujet est vaste et complexe. Les Tunisien(ne)s sont plus de 700.000 à vivre en France. Le thème principal de cette chronique c’est d’abord le mouvement associatif de l’immigration et des Tunisien(ne)s en France (il y a environ 440 associations)[1] et comment ils et elles ont vécu et réagi aux évènements qui les ont touché aussi bien en France où il vivent, travaillent, étudient … (problèmes rencontrés par les migrants, les réfugiés ; la loi « travail » et les mobilisations des syndicats et de Nuit Debout, les conséquences des attentats terroristes, de l’Etat d’urgence, de la déchéance de nationalité… ) mais également en Tunisie où il gardent des attaches très profondes (Ben-Guerdane, Kasserine, CNTE, mouvements sociaux, …). Cette chronique qui insiste sur les principaux évènements et sur les mobilisations qu’ils ont déclenché ne néglige pas pour autant les initiatives locales et ce qui fait le quotidien des associations.

J’aurai bien voulu élargir le champ d’observation à toutes les associations de Tunisien(ne)s à travers le monde ou au moins en Europe mais cela aurait demandé d’être au fait des activités et initiatives de celles-ci de manière beaucoup plus précise, au jour le jour quasiment, chose pour l’instant difficilement réalisable. Je me suis donc contenté, pour cette année 2016, des associations de Tunisien(ne)s en France.

Cette chronique s’appuie avant tout sur des faits à partir des actions et initiatives des associations de tunisien(ne)s en France. Il s’agit aussi, partant de là, de témoigner et de montrer la richesse et la diversité de celles-ci en apportant bien sur une certaine lecture, une certaine interprétation de ces faits en les remettants à chaque fois dans leur contexte. D’autant que le mouvement associatif de l’immigration tunisienne en France a une longue histoire qui remonte aux années 1930[2].

***

France : Terrorisme, Etat d’urgence, déchéance de nationalité, …

2015 : L’année 2015 s’était terminée comme elle avait commencé. De manière tragique et dramatique : Janvier 2015 c’est l’attentat contre Charlie-Hebdo et l’hyper cacher, Novembre 2015 se sont les tueries aveugles contre des citadins lambda de Paris, français ou étrangers, qui avaient le tord d’avoir été ce jour là, comme on dit, au mauvais endroit au mauvais moment (la salle du Bataclan, le stade de France à St-Denis, les terrasses de cafés à Paris : le bar Le Carillon, le restaurant Le Petit Cambodge dans le 10ème, la pizzeria Casa Nostra, les Cafés Bonne Bière et La Belle Équipe dans le 11ème). 130 morts et 413 blessés. Et 19 nationalités différentes parmi les victimes (dont les tunisiennes Halima Ben Khalifa Saadi et sa sœur Hodda).

Les français comme les tunisien(ne)s vivant en France, encore sous le choc de l’effroyable carnage de 2015, et alors qu’ils n’avaient même pas fini d’en faire le deuil, n’allaient pas tarder à  être bousculés par de nouveaux drames.

Nice le 14 Juillet 2016, un camion-bélier fonce dans la foule faisant 86 morts, dont 10 enfants et adolescents et 434 blessés. Le chauffeur du camion était d’origine tunisienne. Comme d’ailleurs certaines de ses victimes (Olfa Bent Souayah Khalfallah et son fils de 4 ans Killian, Bilal Labaoui, Mohamed Toukabri). Moins de 2 semaines après, le 26 juillet, c’est un prêtre, le père Jacques Hamel, qui est assassiné dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Une remarque avant d’aller plus loin : Les attentats de novembre 2015 n’ont pas donné lieu aux polémiques que l’on a connues en janvier 2015. On se souvient par exemple des réticences voire de l’hostilité exprimées à l’égard du slogan « Je suis Charlie » ressenti alors par certains comme une tentative d’amalgame abusif entre terrorisme et islam et/ou musulmans d’une part et surtout comme une injonction à s’aligner sur une vision unilatérale et manichéenne, tout aussi inadmissible. Eh bien, en novembre rien de cela. La stupeur de tous était à l’image de l’ampleur du drame. Chacun s’est rendu compte que ce n’était plus des journalistes qui étaient visés – à qui il était reproché d’avoir « osé » faire des caricatures sur l’islam et le prophète - mais bel et bien des citoyens lambda et chacun a du se dire, au fond de lui-même, qu’il aurait pu être parmi les victimes au stade de France, au Bataclan, ou sur les terrasses des cafés visés à Paris. Et cela marque sans doute un tournant dans le regard des habitants des quartiers populaires sur les terroristes et sur leurs motivations réelles (si tant est que certains aient pu avoir des doutes à ce sujet). La tuerie aveugle de Nice le 14 juillet 2016 renforcera davantage encore ce sentiment. L’attentat de Berlin en décembre 2016 va à nouveau confirmer cette évidence à savoir que les jihadistes mènent en réalité une guerre - leur guerre - autant contre ceux qu’ils qualifient de « mécréants » et « d’incroyants » dans les pays occidentaux que contre les « mauvais » musulmans, les « apostats », qui y vivent. Rien de nouveau cependant car, et est-il besoin de le rappeler, les premières victimes des terroristes - et de loin les plus nombreuses - sont des innocents dans les pays arabes et musulmans.

Cette année 2016 et ces attentats bousculent, comme on peut aisément l’imaginer, les tunisien(ne)s comme les associations de l’immigration. D’autant que l’Etat d’urgence, décrété en janvier après les attentats de Charlie-Hebdo, et en particulier la proposition d’inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité pour les binationaux n’ont pas fini de montrer leurs conséquences néfastes pour tout le monde et surtout pour les étrangers et/ou les français d’origine arabe (ou supposés tels) et/ou de confession musulmane (ou supposés tels). Conséquences ? : 400 assignations depuis début 2016 et à ce jour 97 assignations demeurent encore en vigueur. L’Etat d’urgence a, depuis, été par ailleurs reconduit à 5 reprises. Du jamais vu depuis la guerre d’Algérie même s’il a été utilisé partiellement lors de la révolte des banlieues en 2005.

Et comme si cela ne suffisait pas voilà que dès le mois de février 2016 le gouvernement sort son projet sur la fameuse « Loi travail » qui a été à l’origine d’une levée de boucliers et d’une mobilisation syndicale qui a occupé le terrain social durant plusieurs mois y compris même après que le gouvernement eu utilisé le 49-3 pour le faire adopter par l’Assemblée nationale. La loi travail a été l’élément déclencheur qui donna naissance à Nuit Debout[3], un mouvement social et sociétal inédit qui dura également plusieurs mois en parallèle aux mobilisations syndicales et qui a d’ailleurs souhaité et espéré une convergence des deux mouvements.

Il faut dire que la question d’une convergence des luttes s’est en permanence posée non seulement pour les associations de tunisiens dans l’immigration mais également et à plus forte raison pour les mouvements de jeunes issus de l’immigration et/ou des quartiers populaires. Si du côté des associations plus anciennes telles l’ATMF[4][2] et l’AMF[5] (pour les marocains), la FTCR, l’ATF et l’ADTF (pour les tunisiens), l’ACORT (pour les turcs)… il y a eu un rapprochement assez rapide avec les mobilisations contre la Loi travail ou avec Nuit Debout, qui est né faut-il le rappeler, dans la dynamique contre l’Etat d’urgence (avec les collectifs Nous ne cèderons pas ![6] ou Stop état d'urgence[7] chacun se souvient, par contre, des débats à propos de Nuit Debout et des positionnements plus nuancés du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP)[8], du Collectif contre l’islamophobie (CCI)[9] … voire plus critiques de la part des Indigènes de la République (PIR)[10], du Conseil représentatif des associations noires (CRAN)… La critique la plus virulente provenant du PIR (Parti des indigènes de la république) qui explique l’absence des quartiers populaires dans les mobilisations de Nuit Debout ou contre la loi El-Khomri en affirmant que « aujourd’hui les milieux blancs paient leur indifférence passée vis-à-vis d’un état d’urgence qui ne les touchait pas directement » (cf. « Sortir de l’entre soi » le PIR).

Débat ancien et récurent qui a de tout temps traversé les rapports entres associations de l’immigration et associations française de solidarité mais aussi entres les associations de l’immigration et celles de jeunes. Une des explications possible pour comprendre cette différence d’appréciation entres associations de l’immigration plus anciennes (créées pour la plupart dans le courant des années 1970 – 80) et celles se réclamant des immigrations et des quartiers populaires (nées dans le milieu des années 1980 - 90) est à rechercher autant dans le contexte et les transformations de ces dernières décennies que dans l’histoire même de chacun ces mouvements et de l’itinéraire des militant(e)s qui les composent. Question de générations assurément et donc de publics, d’expériences et de pratiques spécifiques et l’on pourrait presque dire de culture politique différente. Il y a évidemment, et il faut le rappeler, beaucoup de points de convergences qui ont donné lieu depuis de longues années maintenant - et encore aujourd’hui - à un travail en commun et unitaire, mais il y a aussi des spécificités. Les premières, composées surtout de militant(e)s  ayant souvent eu un itinéraire politique dans (ou en rapport avec) le pays d’origine celui-ci reste encore pour eux un marqueur assez fort et qui ont été confrontés depuis longtemps et parfois même frontalement non seulement à l’autoritarisme politique des pouvoirs en place mais aussi à l’islamisme politique et, de ce fait, plus sensibles à la notion de laïcité ou en tout cas à la loi 1905 (de séparation des églises et de l’Etat), des associations ayant acquis, par ailleurs, une certaine habitude du travail et de l’action commune avec les organisations syndicales, associatives et même politiques françaises. Les secondes, beaucoup plus critiques vis-à-vis des institutions et des politiques menées depuis des décennies (par la droite comme par la gauche), en particulier dans les municipalités et les quartiers populaires, dans les rapports conflictuels avec la police et la justice et de plus en plus confrontés à la montée de la xénophobie, des racismes, de l’islamophobie en France ...  Elles restent notamment profondément marquées par les déceptions - et les renoncements de la Gauche au pouvoir depuis 1981 - qui ont suivi la période des Marches contre le racisme et pour l’égalité des droits (de 1983 à 85). De même n’ayant pas ou plus le même rapport au pays d’origine de leurs parents ils estiment néanmoins indispensable de débarrasser la république de la persistance de liens de domination avec les migrants issus des anciennes colonies. Ils ont également trouvé dans le soutien à la cause palestinienne[11] d’une part et dans la défense de l’islam et/ou la lutte contre l’islamophobie de l’autre des marqueurs importants[12], une identité de substitution en quelque sorte.

Quant aux Tunisiens (et les associations démocratiques et autonomes) on sait, l’expérience l’a montré, qu’ils ont toujours été sensibles et hyper réactifs aux évènements qui touchent la (ou surviennent en) Tunisie. On a pu le constater le 15 janvier 2011. Une sensibilisation et une réaction qui a subitement fait preuve d’une visibilité et qui plus est de façon massive à l’annonce de la fuite de Ben-Ali (chacun se souvient en effet des dizaines de milliers de personnes lors des manifestations du 15 janvier 2011 à Paris et ailleurs). A la surprise générale il faut le dire car jusqu’à cette date les militants dans l’immigration et les associations - peu nombreuses alors - avaient souvent l’impression de prêcher dans le désert quant ils (elles) organisaient des initiatives et des mobilisations  pour dénoncer les atteintes aux libertés et aux droits de l’homme en Tunisie. Il y aura donc, dorénavant, un avant et un après 14 janvier 2011, un basculement quantitatif et qualitatif certain. Et preuve s’il en fut chacun a pu constater l’explosion associative dans les pays où il y a une forte présence tunisienne (France, Italie, Allemagne, Benelux, Suisse, Canada …). Et cela se ressentira nécessairement dans les actions ultérieures.

Rien d’étonnant donc à ce que les Tunisien(ne)s et les associations se mobilisent face aux attentats terroristes en 2015 et 2016 et s’inscrivent rapidement dans les dynamiques qui ont été lancé autant contre le terrorisme que contre les conséquences prévisibles de l’Etat d’urgence. Ils le sont d’autant plus que la Tunisie est à la fois l’un des pays qui, malheureusement, a fourni un grand nombre de terroristes (2000, 3000, plus … ?) partis en Syrie, en Irak et en Libye mais aussi celui qui a eu à subir, après la révolution, de nombreux attentats terroristes (Le Bardo, Sousse, Tunis, Ben-Guerdane, Chaambi …). Ils le sont aussi en raison de l’implication directe de jeunes tunisiens dans les attentats en France (Nice) ou de Berlin en Allemagne. Les Tunisien(ne)s en France et ceux dans de nombreux autres pays de par le monde comme en Tunisie n’ont décidément pas fini de s’interroger sur les raisons et les motivations d’une telle implication d’une partie de la jeunesse et surtout sur l’ampleur du phénomène. La question du terrorisme, une question sensible donc ! Le débat et surtout la polémique qui a cours ces derniers temps en Tunisie à propos du possible « retour » des jihadistes suite aux défaites et aux reculs que connaît l’organisation Daesh en Syrie, en Irak et en Libye sont symptomatiques et significatifs et le démontrent amplement.

Voilà pourquoi les réactions face au terrorisme ne se sont pas fait attendre. Même si la mobilisation des Tunisien(ne)s a été davantage symbolique et à tout le moins inégale d’une association et d’une région à l’autre elles ont néanmoins eu le mérite d’avoir su réagir assez rapidement à chaque fois non seulement à Paris mais aussi dans d’autres régions (à Bordeaux, Toulouse, Grenoble, Montargis …. )

D’autant que l’année 2016 commence avec la mort tragique d’un tunisien, Tarek Belkacem, tué le 7 janvier par des policiers devant le commissariat du 18ème arrondissement à Paris dans des circonstances à ce jour encore troubles. Il est vrai que nous sommes de plain-pied dans la psychose sécuritaire et de l’état d’urgence comme le montre cette chronologie relative aux mobilisations contre le terrorisme, l’Etat d’urgence, la déchéance de nationalité, la loi travail …

 

(à suivre)
Mohsen Dridi

[1] Ceci étant sur les 440 associations cette chronique n’en fait apparaître que quelques dizaines parmi elles ayant eu au moins une activité que l’on a pu identifier en 2016 et que 1/3 de celles-ci - soit parce qu’elles sont dans la région IdF ou parce qu’elles font partie d’un réseau (FTCR, ATF, ADTF, CRLDHT…) – ont une plus grande visibilité dans les mobilisations. Sans doute s’agit-il aussi de celles qui communiquent le plus à travers les principaux supports de diffusion (médias généralistes, journaux, sites, blogs, réseaux sociaux divers …). Le fait est qu’il s’agit également des associations dont l’engagement militant est plus ancien. Sans oublier évidemment que certaines associations (plus nombreuses qu’on ne le croit) surtout celles créées après la révolution n’ont souvent qu’une existence éphémère.

[2] Une histoire qui montre la participation active dans la constitution de l’ENA (Etoile Nord Africaine) en 1926 et surtout de l’AEMNA (Association des étudiants musulmans nord africains) en 1927. C’est également à Paris que sera créée en 1952 l’UGET (Union générale des étudiants de Tunisie). Il faut également rappeler le rôle et la place des tunisien(ne)s  dans la création du Comité de défense de la vie et des droits des travailleurs immigrés (CDVDTI) en 1972 puis du MTA (Mouvement des travailleurs arabes). Enfin c’est en février 1974 que se constitue la première association tunisienne en France l’UTIT (Union des travailleurs immigrés tunisiens) qui deviendra en 1994 FTCR. L’ATF (Association des Tunisiens en France) verra le jour quant à elle en 1982.

[3] Nuit debout est un ensemble de manifestations sur des places publiques, principalement en France, ayant commencé le 31 mars 2016 à Paris (Place de la République) à la suite d'une manifestation contre la « loi travail »

[4] ATMF : Association des travailleurs maghrébins en France (anciennement association des marocains en France – coordination des sections, issue d’une scission en 1975 avec l’AMF, devenue association des travailleurs marocains en France en 1982). Elle a finalement changé de nom en 2000 pour devenir Association des travailleurs maghrébins en France.

[5] Association des marocains en France (AMF) créée en 1961 par le grand militant Mehdi ben Barka.

[6] Le collectif « Nous ne cèderons pas ! » est un appel unitaire, initié par la LDH lancé le 25 novembre 2015  contre l’Etat d’urgence. Il est composé de : AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (ACDA), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT), Association des Marocains en France (AMF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Associations démocratiques des Tunisiens en France (ADTF), ATTAC, CADAC, CEDETIM, Confédération générale du travail (CGT), Conseil national des associations familiales laïques (CNAFAL), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Collectif des musulmans de France (CMF), Coordination des collectifs AC !, Droit au logement (DAL), Droit solidarité, Droits devant !!, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), GENEPI, IPAM, LA CIMADE, La Quadrature du Net, Le Mouvement de la paix, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Le GISTI, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Médecins du monde, MRAP, OIP - section française, Organisation de femmes égalité, Planning familial, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat national des journalistes (SNJ), UNEF, Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires L’appel des appels, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Justice & Libertés (Strasbourg), Collectif Maquis de Corrèze, Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Femmes Solidaires, Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD), Syndicat de la Médecine Générale. (les associations de tunisiens signataires : ATF, AIDDA, ADTF, C3C, CRLDHT, FTCR, REMCC, UTIT)

[7] Le collectif "Stop état d'urgence". Des associations et syndicats ont annoncé le 23 décembre la création du collectif "Stop état d'urgence", pour réclamer la liberté de manifester, l'arrêt des poursuites contre les militants associatifs et la fin de la "stigmatisation" des musulmans. Signataires : AC!, ACORT, ADTF, AMELIIOR, AMF, APEIS, ATF, ATMF, ATTAC, BDS, CCIF, CEDETIM, CFPE, CGT 75, CNT RP, Col. 3C, Col. des désobéissants, Col. des sans voix 18e, COPAF, CRLDHT, CSP 75, DAL, Droits devant, Ecologie sociale, Emancipation tendance intersyndicale, FASTI, Femmes égalité, Filles et fils de la république (FFR), Fondation Copernic, FTCR, FUIQP, GISTI, HALEM, Initiative Décroissante pour le Climat, IPAM, MAFED, MCTF, MNCP, MRAP, REMCC, Rés. pour une Gauche Décoloniale, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, SNPES PJJ-FSU, Union Syndicale Solidaires, Solidaires étudiant-e-s, SUD Aérien, SUD Educ, SUD PTT, Sortir du colonialisme, Survie, UJFP, UTIT … Avec le soutien de : Alternative libertaire, CGA, Décroissance Idf, EELV, Ensemble, NPA, PCOF, PG, PIR ... (les associations de tunisiens signataires : ATF, ADTF, C3C, CRLDHT, FTCR, MCTF, REMCC, UTIT)

[8] Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP) est né en France en 2012.

[9] Le Collectif Contre l’Islamophobie en France est une association de défense des droits de l’homme fondée en 2000, dont la mission est de combattre l’islamophobie depuis 2003.

[10] Le Parti des indigènes de la république s’inscrit dans la continuité de l’« Appel des indigènes de la république » publié en janvier 2005, et du mouvement qui en est issu le MIR (Mouvement des Indigènes de la République).Le Congrès constitutif du PIR a eu lieu les 27 et 28 février 2010.

[11] Et en cela il y a une permanence avec ce qui s’est passé avec les militant(e)s de la génération précédente qui avaient crées les Comités Palestine en 1972.

 

[12] Bien sûr cela correspond d’abord et avant tout à une demande réelle, au sein des populations et des familles arabo-musulmanes issues de l’immigration arrivées à la 3ème voire 4ème génération, et à un besoin d’expression de leur foi et surtout une demande de lieux de culte non satisfaite.  Mais il faut surtout rappeler le rôle des mouvements islamistes – grâce aux soutiens et moyens accordés par les pays du Golfe – qui ont pris petit à petit le pas sur l’islam quiétiste dans de nombreux quartiers populaires (parce que trop longtemps délaissés par la république) et dans de nombreux foyers de tradition et de culture musulmanes et ce depuis plus de trois décennies à l’image d’ailleurs de ce qui s’est passé dans les pays arabes et musulmans. Et souvent avec l’aval des pouvoirs locaux en France dans de nombreuses municipalités qui pensaient trouver là un moyen à la fois de faire face à la petite délinquance et dans le même temps de marginaliser les associations de jeunes dans les quartiers et les cités, nées après les révoltes urbaines en 1978 dans la région lyonnaise (Vénissieux, Vaulx-en-Velin ...) et depuis la Marche de 1983, associations et militant(e)s jugés trop critiques.

 

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