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Le REF (Réseau Euromed France) à la COP22 - Entretien avec Tarek Ben Hiba

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Membre fondateur de l’Odyssée des alternatives - Ibn Battûta, la Fédération tunisienne pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)* s’est largement impliquée dans la lutte pour la justice climatique. Tarek Ben Hiba, secrétaire-général de la fédération, nous raconte cette aventure collective et son implication dans la COP 22.

*Association membre du Réseau Euromed France (REF)

" L’Odyssée est liée à la COP22 et à la problématique de la mobilisation des organisations de solidarités internationales issues des migrations (OSIM) dans la lutte contre le changement climatique.

Quand j’étais jeune et habitais à Bizerte, un bateau : le Caribia, accostait tous les mercredi et mettait en lien les ports de la côte tunisienne. C’est ce souvenir vibrant qui m’a inspiré pour l’Odyssée.

Bien sûr, un projet visant à relier les ports de la Méditerranée entre eux, en bateau est très coûteux. Il y a à prendre en compte le prix du fuel sur les bateaux, mais aussi le fait que ce soit un polluant, et donc qu’on soit dans une configuration pratique qui va contre notre discours..le diesel demande des bateaux plus gros.

Au final, nous avons choisi deux voiliers : un catamaran et un monocoque.

Les ports que nous avons accostés sont les suivants, dans l’ordre du trajet : Barcelone – Seyne-sur-Mer —Porto Torrès – Bizerte – (nous avons rejoint en voiture) Gabès – Djerba – Bizerte — Alger — Oran et, enfin, Tanger. Dans chaque port, une activité était organisée, en invitant les militants (notamment les jeunes) de la région et, de fait, présents dans tous les pays.

La préparation de l’étape algérienne a révélé quelque chose de très positif : avant peu de relations existaient, mais maintenant de véritables contacts se sont noués. Même au niveau des autorités, à Alger par exemple, on nous a donné le feu vert pour les activités. Algérois et Sahraouis ont été ravis de cette expérience.

En Tunisie, l’escale à Gabès nous a permis de rencontrer le mouvement Stop Pollution qui lutte depuis quelques années contre les groupes d’exploitation de phosphate qui ont fait de Gabès un ville-oasis martyr de l’écologie.

On a donc organisé un forum à Gabès, peu de temps après la mort d’un ouvrier électricien. Ce dernier est décédé à cause des gaz d’ammoniaque toxique.

Les autorités locales ont eu peur que cela s’ébruite et ont annulé notre réservation de salle.

Nous avons néanmoins réussi à trouver une autre salle et le forum a pu se tenir.

A Jemna : des ouvriers ont pris l’oasis en main et gèrent la production. Avec les bénéfices, ils ont mis en place un système d’ambulance, financé les école, etc. Le gouvernement et les forces politiques ne sont pas ravies de tant de succès. Mais cela montre bien le pouvoir de la mobilisation citoyenne.

A Tunis, nous avons rencontré une association de chiffoniers. On compte environ 70 000 personne qui vivent ainsi du tri des déchets. Un travail qu’ils veulent valoriser. En Egypte, des mouvements similaires existent. L’Odyssée les a donc mis en contact.

C’est aussi cela le but de l’Odyssée : mettre les gens en contact, faire connaître les initiatives qui n’attendent pas les gouvernements pour changer les choses.

A Tanger, nous avons eu l’aide de la région de Tanger et de la Coalition marocaine pour la Justice climatique (CMJC). A la COP, on a beaucoup participé aux ateliers de la zone auto-gérée. Mais il vaut mieux être ’in & off’ : être en zone autogérée et en zone verte.

Pour les OSIM, la nouvelle préoccupation ce sont les migrations climatiques. On a déjà beaucoup lutté contre les discriminations. Mais aujourd’hui, il faut aussi porter nos revendications.

A l’instar de la pression de la société civile pour créer une cour internationale de justice, il faut aujourd’hui créer une cour internationale de justice climatique. Les dégâts climatiques sont des crimes et ont des responsables : ce sont des faits humains. Il faut donc faire un travail de qualification des crimes et de responsabilisation pour ceux qui les commettent.

Quant à l’Odyssée, nous souhaitons tous continuer mais nous faisons face à des problèmes de moyens. C’est à la fois un travail inter-maghrébin, un travail avec les associations françaises, et aussi une volonté de toucher et de relier les autres régions en Méditerranée. Il faut que nous trouvions comment faire durer ce projet"

Propos recueilli le 18 novembre - Marrakech

http://euromed-france.org/spip.php?article1149

 

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