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Ali MAJRI alias Ali Clichy nous a quitté le 26 février 2011

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Notre frère et ami Ali MAJRI alias Ali Clichy vient de nous quitter.

 

Il est décédé à Paris Samedi 26 février 2011 entouré de sa famille et de plusieurs de ses amis et camarades des luttes des années soixante dix . Ali était de cette race de jeunes ouvriers arabes immigrés en France au milieu des années soixante, qui avaient, - tout comme Mokhtar BACHIRI qui lui aussi il n’y a pas si longtemps nous a quitté - tôt et vite compris qu’il n’y a point de salut hors les luttes dans les usines contre les conditions de travail et au dehors dans les quartiers populaires contre le mépris, le racisme et les conditions de vie réservées aux travailleurs arabes en France.

Il s’est engagé dans les luttes des travailleurs arabes en France. Il a été un des fondateurs et animateur en France des Comités Palestine qui avaient accompagné la naissance et le développement du mouvement national palestinien Fath et permis de faire connaître et défendre en France la cause palestinienne contre la puissante propagande sioniste. Il a été un membre actif du Mouvement des travailleurs arabes (MTA), un militant et un soutien solide des premières luttes des travailleurs sans papiers des années soixante dix, de la lutte des Foyers SONACOTRA et de tant d’autres luttes. Fidèle à ses convictions, hier encore il était avec Saïd BOUZIRI du combat de la votation citoyenne.

Le rapatriement du corps en Tunisie s’effectuera mercredi 2 Mars 2011 Les amis et camarades de Ali sont conviés à la cérémonie de la levée du corps qui a lieu :

Mercredi matin 02 Mars 2011 à 9h30

à la chambre mortuaire de l’hôpital Bichat Paris 18è

15 Rue Louis Pasteur Vallery-Radot

75018 Paris

Métro : Porte de Saint Ouen

Abderrazak Bouazizi Horchani


 

Voir ici

http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/better/index.php?option=com_content&view=article&id=2078&Itemid=37


 

Voir également le livre de Morgan Sportès « Ils ont tué Pierre Overney » dans lequel est cité Ali Majri.

(Ne sont reproduit ci-dessous que les passages où Ali est directement cité. Pour le texte intégral voir le lien suivant : (ici)

Ali Majri, militant mao, un des fondateurs du Mouvement des travailleurs arabes, se souvient d’avoir été très irrité par le luxe d’un appartement où se tenait une réunion « révolutionnaire ». Il balança à l’assemblée : « La prochaine fois on se réunira chez moi. » Il vivait, avec trois autres ouvriers d’Afrique du Nord, dans une chambre d’hôtel minuscule. Ils tournaient, pour se partager le lit. « Bien souvent on n’avait pour dîner que du pain et du chocolat. » Certains travailleurs arabes en effet envoyaient une bonne part de leur paie en Algérie, au Maroc, pour que leur famille puisse survivre. Ali Majri est toujours prolo aujourd’hui. Il fabrique des plats cuisinés dans une entreprise d’industrie alimentaire... Et il milite encore, pour la Palestine entre autres.

(…)

Par « démocrates », les maos désignent, non sans mépris, les universitaires, écrivains, peintres, acteurs, membres de professions libérales diverses, qu’ils ont recrutés comme compagnons de route – et qu’ils rançonnent financièrement –, jouant pour les séduire sur toutes sortes de gammes : désir d’être « dans le vent », avec la jeunesse, narcissisme, sentiment de culpabilité des privilégiés vis-à-vis de la misère du monde, etc. La célébrité de ces personnalités permet par ailleurs aux maos de médiatiser leurs coups :

— Si les flics tabassaient des manifestants, il valait mieux qu’ils s’appellent Claude Mauriac que Mohammed ou Dupont, car on était sûrs, alors, d’avoir de gros titres dans les journaux le lendemain, dit Ali Majri.

« ... Les démocrates bourgeois... pourquoi se priver de ces alliés même temporaires, même nauséabonds ? » lit-on par ailleurs dans les Cahiers prolétariens 30.

(…)

— Aujourd’hui chacun est retourné à sa place, dans sa classe : les Français comme les Arabes ; les bourges comme les prols ; les chrétiens, les musulmans, les juifs..., me confie Ali Majri, désabusé... Pierre Victor, je l’ai rencontré longtemps plus tard, au milieu des années 80, dans un café proche de la fac de Jussieu où il enseignait la philo. Il avait balancé son marxisme-léninisme aux orties et renoué avec le judaïsme de son enfance. Un judaïsme ultra-orthodoxe ! Il m’a dit : « Le peuple palestinien n’existe pas. Il n’a pas le droit d’exister. » Par la suite il est devenu rabbin...

(…)

... Malgré les pressions exercées par Jacques Foccart et les gaullistes durs, Raymond Marcellin (qui appartient au mouvement centriste des Républicains indépendants) a autorisé pour l’enterrement d’Overney, ce samedi 4 mars 1972, un défilé à travers Paris...

Une mascarade ! dit le PCF.

Le cercueil, drapé d’un tissu rouge frangé d’or, est transporté, dans un corbillard, de la chapelle des Missions évangéliques où il a été veillé toute la nuit par des camarades, jusqu’à la place Clichy.

Sur la place et autour, une foule immense commence à s’attrouper. On parlera de 200 000 personnes. Le cercueil est sorti du corbillard. Geismar et plusieurs camarades immigrés le prennent alors sur leurs épaules. On se relaiera ainsi pour le porter, jusqu’au cimetière du Père-Lachaise (7 kilomètres), pendant trois heures.

— Je l’ai porté ! me dit Ali Majri, on voit ma photo avec le cercueil sur l’épaule dans France-Soir. C’est moi qui ai exigé que le défilé passe par le quartier Barbès, un quartier arabe, car Pierrot c’était un militant de la cause des immigrés...

— J’ai aussi porté le cercueil ! dit Bouboule.

— Moi je ne l’ai pas porté, j’étais clandestin..., conclut Julien Pépin.

(…)

— Munich, dira trente ans plus tard Hantigone, ça a été la seconde cassure, dans la GP, après l’annulation de la manif dure qui devait avoir lieu le soir de la mort d’Overney, au métro Charonne...

— Oui, ça a été une cassure, ajoute Jean-Claude Meunier. C’est le moment où les frontières entre antisionisme et antisémitisme se sont effacées... Tous les Israéliens n’étaient pas coupables...

Maos arabes et maos juifs commencent à divorcer.

— Ce divorce, ça a débuté en 1971 déjà, dit Ali Majri.

(…)

— Qu’est-ce que nous ont proposé nos chefs ? ironise Ali Majri. De participer ensemble à une coopérative agricole, de vivre en communauté, de planter des choux-fleurs en quelque sorte...

Il éclate de rire.

— Ceux que la dissolution a le plus enragés, ce sont les militants ouvriers de la NRP, et puis certains immigrés. Sans compter les bonnes poires de « démocrates » qui avaient financé le mouvement, raconte Jean-Paul Cruse.

(ici)

 

Mis à jour ( Dimanche, 17 Février 2013 15:21 )  

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