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Le mouvement étudiant de Février 1972

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(Extraits de l'AAN) : La crise de l'université 

 

En réalité, les événements 1972 qui ont secoué l'université de Tunis ne représentent pas eux-mêmes un fait totalement nouveau, car l'université a déjà connu d'autres actions des étudiants (décembre 1966, juin 1967, janvier-mars 1968, février 1970 et février 1971) ; mais, par contre, l'événement nouveau qui montre qu'en février 1972 un seuil a été franchi, est la décision du gouvernement de fermer la plupart des facultés jusqu'au mois de septembre. Il faut préciser que, dans des conditions que nous verrons plus loin, le gouvernement a finalement réouvert les facultés à la mi-avril.

 

Essayons tout d'abord de voir, autant que possible, quelles étaient les causes apparentes de cette crise.

La cause que tout le monde accepte (les étudiants et les autorités) est la solidarité que manifestent «certains» étudiants envers un des leurs, exclu de la faculté des sciences, M. Férid Ben Chehida. Ce dernier a été exclu de l'université après avoir comparu devant le conseil de discipline; on lui reproche d'avoir manqué de respect à une assistante. Les étudiants déclenchent alors une grève le janvier pour «exiger» sa réintégration. La des étudiants a surpris par son ampleur étant donné que ce n'était pas la première exclusion qui était prononcée par l'université. Après cela, c'est l'annonce du procès de Simone et de son mari Ahmed Ben Othman, militants d'extrême gauche, pour les et 3 février 1972 qui déclenche le mouvement de solidarité, Ahmed Ben Othman avait été arrêté le 21 avril 1971, sa femme, enseignante française, le 10 janvier 1972. Il attendait d'être jugé pour complot contre la sûreté intérieure de l'Etat. Seul inculpé, il lui était reproché d'avoir écrit dans le journal clandestin «al-'Amil at-Tûnisî» (l'ouvrier tunisien) des articles d'analyse et d'informations sur les mouvements de grève des ouvriers et sur l'agitation à l'université. Il avait été déjà condamné en 1968 à douze ans de prison en tant que militant du G.E.A.S.T. (3). Quant à sa femme, elle a été condamnée en 1968 par contumace, après avoir été expulsée, puis elle réussi à obtenir la levée de la mesure d'expulsion en 1970 (après la libération de tous les condamnés, assortie pour la plupart d'entre eux, de mesures d'assignation à résidence). Enfin, au mois de juillet elle est rentrée en Tunisie où elle épouse Ahmed Ben Othman. Le 10 janvier elle est arrêtée car sa condamnation par contumace en 1968 était toujours en vigueur. Le février elle est jugée devant la cour de sûreté de l'Etat, condamnée à deux ans de prison avec sursis et expulsée.

 

Le gouvernement tunisien voit dans cette solidarité une occasion par les éléments gauchistes «manipulés» de l'étranger pour semer encore une fois «le désordre » à l'université. Hedi Nouira accuse «un pays baathiste du Proche Orient» (4) et Mohamed Sayah déclare de son côté: «Il est apparu clairement que derrière cette perturbation se cachaient des desseins sionistes (5), comme cela avait été le cas en France en mai 1968 avec un autre juif, Cohn-Bendit» (6).

 

Essayons grâce à la documentation qui nous est accessible (7) de voir brièvement quelle fut la chronologie des événements.

 

Tout a commencé le samedi 29 janvier; au cours d'un meeting à la faculté des Lettres, les étudiants posent le cas d'Ahmed et de Simone Ben Othman. Ils proposent d'investir le Palais de Justice le mardi février. Ils votent aussi la grève des cours pour la journée du lundi. Le lundi 31 janvier, la grève générale des cours est largement des assemblées générales ont lieu dans toutes les facultés, les étudiants discutent du problème de l'exclusion de Ben Chehida et de celui de Ben Othman. Au cours de ces assemblées, la décision de manifester devant le Palais de justice est prise. La manifestation a lieu le mardi février, alors que plusieurs centaines d'étudiants assistent au procès. A la fin de la matinée la police disperse les manifestants, mais ceux-ci se regroupent très vite dans un autre quartier de la ville; de nouveau dispersés, ils se retrouvent encore une fois ailleurs et ainsi de suite jusqu'au petit matin.

Le mercredi 2 février, un grand meeting est organisé par les étudiants à l'intérieur du campus universitaire; au cours de ce meeting, les analyses les plus critiques sont exposées et discutées, mais c'est le problème de la représentativité de la de l'U.G.E.T. qui est posé, avec force (8). La plupart des présents revendiquent le droit d'organiser un congrès extraordinaire de l'U.G.E.T., et la réélection de tous les membres du Bureau Exécutif, faute de quoi une grève illimitée des cours serait prononcée le lundi 7 Des groupes de réflexion et de discussions se forment et des commissions sont créées (commission de politique générale, des affaires culturelles, etc...), tout cela en vue de la préparation du congrès extraordinaire. Le mouvement de grève gagne aussitôt les lycées, et les élèves de certains établissements secondaires manifestent leur avec les étudiants, à Tunis, à Sfax, à Kairouan et même à Kasserine.

 

Après la condamnation de Simone Ben Othman, le 2 février (9), dans un communiqué publié pal' la presse tunisienne, le ministre de l'Education Nationale déclare être décidé à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir «la liberté des étudiants dans la sécurité ». Le 5 février, la police fait évacuer la faculté de Droit où étaient réunis les étudiants grévistes et quelques heurts ont lieu avec la brigade spéciale anti-émeutes, casquée et armée

 

Par la suite le gouvernement réagit pal' une campagne d'information de la presse écrite et parlée, pour expliquer à la population qu'il s'agit toujours des mêmes trublions, privilégiés par leur statut d'étudiants et qui, aidés par l'étranger, sèment le désordre et l'anarchie. Le 8, la grève prenant des proportions considérables et touchant des lycées de province, le gouvernement appuyé par l'Assemblée Nationale, prend la décision de fermer les facultés de Droit et de Lettres jusqu'au mois de septembre. Le 11, la population est à assister à une importante réunion au stade olympique d'El Menzah. Au cours de cette réunion plusieurs orateurs (sauf Mme Radhia Haddad, présidente de l'U.N.F.T.), se joignent au Premier Ministre pour expliquer à la population les dessous de l'agitation à l'Université, et affirment tous que c'est en fait la nation qui est attaquée.

Après les vacances du printemps (10) une quarantaine d'universitaires demandent au président Bourguiba d'intervenir et de rouvrir les facultés; des organisations nationales et des hautes personnalités de l'Etat font la même démarche. Enfin, le 16 avril, les deux facultés sont rouvertes.

 

Nous avons vu quelles étaient les causes apparentes de cette crise, et nous avons vu aussi qu'il s'agissait de la crise la plus importante de l'histoire de l'université tunisienne, puisque les cours ont failli être suspendus pour toute l'année universitaire et qu'ils furent interrompus pendant plus de deux mois. Quand on sait que la Tunisie a fourni un effort considérable pour faire de l'enseignement son cheval de bataille dans la lutte contre le sous développement, il s'agit là d'un événement d'une extrême gravité. Il est tout à fait évident que les causes de cette crise ne peuvent être seulement cet élan spontané de solidarité qui Cl secoué les étudiants, ni même seulement «la main de l'étranger» comme l'affirment les uns ou les autres. Il y a tout d'abord le problème de l'U.G.E.T.(ll) ; le congrès de Korba a engendré une situation qui, par sa nature même, ne pouvait que geler la direction de la centrale syndicale estudiantine. Rappelons très brièvement cette situation: avant la fin du congrès, et bien que la majorité des congressistes ait quitté les lieux, la minorité restante élut une commission administrative pour diriger l'U.G.E.T.; cette élection ne fut jamais reconnue par la majorité des étudiants, qui considérait que le congrès n'avait pas encore terminé ses travaux.

 

Sur le plan du cursus universitaire, les étudiants ont toujours protesté, parfois violemment, contre les nouvelles mesures de sélection que l'administration a imposée pendant les années 1970 et 1971 (12). Ils considèrent que la

politique de l’éducation en Tunisie, après avoir été très ouverte et favorable à un enseignement de plus en plus généralisé, est devenue depuis un certain temps, extrêmement sélective et essaie de limiter le nombre des étudiants surtout en Lettres et en Droit (suppression de bourse dans certaines disciplines comme la sociologie par exemple, institution du système d'examen dit « des quatre cartouches », multiplication des examens partiels au cours de la même année...).

 

De plus, certains étudiants considèrent qu'il existe «une main mise du pouvoir» sur l'université, qui se traduit par l'absence d'une représentation effective et authentique de leurs intérêts auprès des instances universitaires (conseils de facultés, conseil supérieur de l'enseignement, etc...). L'U.G.E.T. serait, d'après eux, complètement «inféodée» au P.S.D. C'est pour cela qu'il y a un divorce entre la base de ce syndicat et la direction.

Le 27 mai 1972, alors que la crise de l'université est à peine terminée, M. Mzali, ministre de l'Education Nationale, présente à la presse le schéma directeur de la réforme de l'université . Cette réforme a été préparé de longue date et elle a été très largement débattue par les organisations nationales et surtout par le corps enseignant qui l'aurai même amendée sur plusieurs points. (…)

http://aan.mmsh.univ-aix.fr/volumes/1972/1972/CHRONIQUE-SOCIALE-CULTURELLE-TUNISIE.pdf

 

 



Vu sur « Le Temps » : Mohamed Lakhdar EllALA, Membre du comité universitaire du congrès extraordinaire de Février 1972 raconte -le Samedi noir-

Le samedi 5 février 1972 les étudiants se sont rassemblés à la faculté de droit et des sciences économiques au campus universitaire de l’Union Générale des Etudiants Tunisiens (UGET) pour élire un bureau exécutif et remplacer celui issu du congrès de 1971 de Korba. Un congrès dont les résultats ont été rejetés par la majorité des congressistes.

 Mais les forces de l’Ordre sont intervenues et ont dispersé brutalement les étudiants et ont par la suite procédé à de nombreuses arrestations. A l’occasion du 38ème anniversaire de ces évènements, nous invitons M. Mohamed Lakhdar Ellala congressiste à Korba et membre du comité du congrès extraordinaire pour nous parler des causes et des aboutissements de ce mouvement dans la crise. Interview. 

 

Le Temps : Quelles sont les causes et les origines qui ont abouti aux troubles qu’a connus l’Université en février 1972 ?

 

Mohamed Lakhdar Ellala : Le 5 février 2010, 38 années se seront écoulées depuis le congrès extraordinaire de l’UGET de  février 1972.

Avant de faire une lecture  critique du mouvement de février 1972, il nous semble qu’il est judicieux, surtout pour les nouvelles générations, de rappeler la genèse de ce mouvement et des actions qui l’ont préparé.

Février 72 n’a jamais été une génération spontanée. C’était le fruit de l’histoire et des accumulations des luttes menées par des générations d’étudiants tunisiens depuis la colonisation pour l’indépendance de la Tunisie et pour l’autonomie de leur organisation en particulier tout au long des années soixante et les débuts des années 70.

Il faut rappeler que la question de l’autonomie de l’UGET était la question centrale des débats préparatoires et des travaux du 18ème congrès d’août 1971 à Korba dans lequel deux camps se sont opposés ; les tenants de l’autonomie de l’UGET par rapport au parti socialiste destourien (PSD) et  les étudiants du bureau national des étudiants destouriens (BNED).

 

Il est important de rappeler deux faits :

 

- le reversement, qui a abouti à l’arrêt des travaux du congrès et à l’installation d’une direction fantoche confisquant la volonté de la majorité des congressistes, a été dirigé directement par le PSD en particulier son directeur Mohamed Ben AMARA, et aussi le Secrétaire général de l’Union des organisations de jeunesse, Mohamed Ben AHMED, ainsi que le Secrétaire Général du BNED, Abdelmalek LAARIF.

 

 - la majorité des congressistes (105 sur 180 délégués) parmi lesquels certains étudiants destouriens (entre 15 et 20 congressistes) attachés à l’autonomie de l’UGET, ont refusé l’arrêt des travaux du 18ème congrès, rejeté le putsch et ses conséquences et la direction fantoche.

 

La participation au 18ème congrès  s’est avérée l’étape nécessaire qui a permis à la masse des étudiants de prendre conscience de l’importance stratégique de la question de l’autonomie d’une organisation de masse et de s’inscrire dans cette bataille afin que leur syndicat joue son rôle de défense de leurs intérêts. Ceux qui étaient restés hors de l’UGET et avaient refusé de mener la bataille des élections des délégués du 18ème congrès avaient tort. Ils avaient affaibli le camp de l’autonomie de l’UGET et de la démocratie.

 

Suite à l’échec de la première tentative de négociation avec le gouvernement représenté par le Ministère de l’Education nationale, menée par la commission chargée par la majorité des congressistes (pétition des 91), pour chercher une sortie à la crise de l’UGET après le putsch, l’idée de tenir un congrès extraordinaire de l’UGET, a commencé à germer.

 

Comment vous avez procédé pour préparer ce congrès ?

 

Des assemblées générales ont eu lieu dans les trois facultés de Lettres, des Sciences, de Droit et de l’Economie. La majorité des étudiants de ces facultés a opté pour la voie de la résistance et du refus du putsch et de la direction fantoche. Trois commissions ont été élues dans les trois facultés. J’étais élu à celle de la Faculté de Sciences.

 

Pendant quatre semaines, les commissions ont eu trois rencontres avec le Secrétaire d’ Etat à l’Education nationale, M. Hamed ZGHAL pour chercher une solution à cette crise.

Le Gouvernement est resté sur sa position à tout nier en bloc et a exprimé son attachement à la direction fantoche seule représentante légale de l’UGET, selon lui.

 

Parallèlement le mouvement s’était élargi à divers instituts et écoles (INSAT, ENIT, Ecole normale supérieure, Ecole normale des professeurs adjoints, etc..) et d’autres commissions ont été créées dans  la foulée.

Afin de coordonner leur action et organiser la lutte, les trois commissions se sont mises d’accord pour la création d’un comité de coordination à l’échelle de tous les établissements de l’enseignement supérieur. Cette commission était composée de Habib MERSIT, Mustapha Ben TERJEM, Laroussi AMRI, Tahar CHAGROUCH, de la faculté des Lettres, Frej Ben MANSOUR, Noureddine NAJAR dit Ben Mansour, Abdallah Dey CHEBBI, de la Faculté de Droit et de l’économie et feu Ridha ZAGHDOUD, Safa-Eddine MOKADMI, Nejib HADDAD et Mohamed-Lakhdar ELLALA, de la faculté des Sciences.

 

Dès ses premières réunions le comité a adopté la tenue et entamé la préparation du congrès extraordinaire. Une pétition demandant la tenue de ce congrès, a été mise à la signature des étudiants. Elle récolta plus de cinq mille signatures soit plus de la moitié des 10 000 étudiants que comptait l’Université à l’époque.

 

Fait nouveau est le ralliement des groupes qui avaient refusé  de participer au 18ème congrès et/ou de militer dans l’UGET jusqu’à 1971.

 

Suite à la réussite de la manifestation  du 1er février 1972 de solidarité avec Mme Simone OTHMANI, condamnée par contumace en 1968, et qui a fait son retour en Tunisie pour rendre visite à son mari, feu Ahmed OTHMANI incarcéré, le comité de coordination avait appelé les étudiants pour la tenue du congrès extraordinaire le 02 février 1972 à la faculté de Droit et des Sciences économiques. Pour diriger les travaux de ce congrès un comité universitaire a été créé parmi des membres de toutes les commissions des divers établissements universitaires. Plus de cinq-mille étudiants ont participé aux travaux de ce congrès pendant 4 jours.

 

Constatant qu’une direction légitime allait être élue par les étudiants et que des motions seraient votées, le gouvernement de l'époque et le PSD ont décidé de réprimer le mouvement et la chasse à l’homme a commencé. En plus des centaines d’étudiants blessés, une « chasse aux sorcières » a été menée et plus de 1000 étudiants ont été arrêtés. Les dirigeants du mouvement ont été arrêtés et présentés devant la justice. J’étais arrêté le 20/02/1972 à la Cité Ras ETTABIA. Devant l’ampleur du nombre des personnes prévenues, le 1er Ministre M. NOUIRA a demandé au parquet de classer l’affaire. Nous sommes cependant restés sous surveillance administrative pendant deux ans sans qu’on en soit informés.

 

38 années après février 72, que peut-on retenir de cet événement ?

 

Le congrès extraordinaire de février 72 a été un moment fondateur d’une nouvelle étape dans l’histoire des luttes de la jeunesse tunisienne pour la démocratie et pour l’autonomie des organisations et associations.

En plus de la mobilisation de la jeunesse estudiantine, le mouvement de février s’était élargi aux lycées. Sur tout le territoire national, des milliers de lycéens et collégiens ont participé à des manifestations et des débrayages des cours et ont porté, comme les étudiants, les mêmes revendications à savoir la liberté d’organisation, la lutte contre la sélection et des diplômes qui débouchent sur un emploi.

 

Par l’importance du nombre des élèves et des étudiants qu’il a mobilisés et par la nature de ses revendications, ce mouvement est resté inégalé. Sur le plan politique c’est le premier mouvement masse qui a ouvert une brèche dans «l’unité nationale» chère à Bourguiba et qui a permis au PSD de domestiquer les organisations de masse et le mouvement associatif social, culturel et sportif.

 

Le mouvement de Février 72 a été ainsi précurseur dans la lutte pour l’autonomie de la société civile tunisienne.

Les revendications de Février 72 ont vite gagné des nouveaux espaces dans le mouvement associatif et en particulier dans le mouvement syndical.

 

5 ans après en 1977, la direction syndicale de l’époque qui a envoyé son service d’ordre appuyer la milice du PSD et la police le 05 février et qui a appuyé le gouvernement  dans le meeting d’El Menzah le même mois (voir discours d’Habib Achour), s’est trouvée, dans la même situation que nous avons vécue, en train de défendre l’autonomie de l’UGTT par rapport au PSD.

 

Ainsi l’étendard de la lutte pour l’autonomie a été repris par les syndicalistes et les travailleurs qui se sont mobilisés et payé le prix fort pour la défense de l’autonomie de leur organisation et renouer avec la ligne de Farhat Hached.

 

Qu’est-ce qui reste de février 1972 ?

 

Premièrement ce mouvement a été une grande école pour former une bonne partie de l’élite qui dirige le pays à tous les niveaux : politique, syndicaliste, associatif, culturel et même militaire et des hauts commis de l’Etat imbus d’une grande conscience de l’intérêt public et du patriotisme, grande richesse réelle de notre pays et gardiens des acquis de notre peuple.

 

Deuxièmement le mouvement de février 72 a permis de diffuser dans les quartiers de nos villes et villages même les plus reculés de notre pays les aspirations à la démocratie, au progrès social, à la modernité et les droits de l’homme.

 

Troisièmement, ce mouvement a largement contribué à la défense de l’autonomie de la société civile par rapport au parti au pouvoir et tous les partis politiques. Parce qu’il était mouvement de jeunesse de portée nationale, tout en défendant l’autonomie de l’UGET et des organisations et associations, le mouvement de février 72 a refusé toute neutralité politique.

 

Que pensez-vous de l’état actuel de l’université ?

 

Concernant l’état actuel à l’Université tunisienne, je suis malheureux de voir, malgré tous les sacrifices de générations successives d’étudiants, le mouvement étudiant et de l’UGET vivre une crise endémique. Incapable de défendre l’autonomie de l’UGET par rapport aux groupes et groupuscules politiques, En cet anniversaire de février, j’appelle toutes les parties impliquées dans le mouvement estudiantin de respecter l’autonomie de l’UGET et les aspirations des étudiants.

 

Mais je reste optimiste et je crois toujours que les masses estudiantines, les militants et les dirigeants de l’UGET, surmonteront, grâce ce à leur intelligence,  les luttes intestines et rétabliront l’autonomie de l’UGET.

Interview réalisée par Néjib SASSI

 

http://www.letemps.com.tn/article.php?ID_art=38874

 


 

 

Voir également l’article sur « Le Temps »

Le mouvement contestataire de février 1972, qu’en reste-t-il?: C’était notre “mai 68”, à nous...

Mis à jour ( Mardi, 09 Février 2010 12:48 )  

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